Épigénétique et traumas générationnels

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Une des découvertes majeures de notre étude sur la psychobiologie et les états de conscience extraordinaires concerne le fonctionnement des traumatismes et leur impact psychologique et biologique.

Nous définissons comme entrant dans le terme « traumatisme » toute émotion qui ne correspond pas à un état de calme, de paix et de légèreté. Cette définition très large signifie que, d’une manière extrêmement large, nos vies sont conditionnées par les traumatismes emmagasinés dans notre corps-esprit.

Pour totalement comprendre à quel point les traumatismes occupent une place centrale, il faut comprendre que les traumatismes biographiques (ce qui s’est passé dans notre vie), bien que pouvant être extrêmement dérangeants, ne représentent qu’une partie des traumatismes.

En réalité, il existe aussi des traumatismes générationnels, ou trans-générationnels. Ceux-ci sont transmis par nos ancêtres, en fonction de leur expérience de vie. Leur nombre est très important, et leur importance est capitale à notre propre expérience de la vie. En réalité, notre expérience de la vie sera pré-conditionnée par les traumatismes vécus par nos ancêtres.

Cette transmission peut se faire sur de nombreuses générations, provoquant une accumulation importante.

Dans notre vie quotidienne, il nous semble normal de réagir aux événements de notre vie par des émotions comme la colère, la peur, la tristesse, la confusion, le désespoir, l’anxiété, etc… Et pourtant, ces émotions ne sont que l’héritage d’une connaissance plus ancienne.

Celle-ci est transmise par but de survie. Si on a conscience des dangers, on peut plus facilement les éviter. Malheureusement, ce mécanisme perturbe totalement notre capacité à réagir rationnellement aux événements. En réalité, comme de nombreuses personnes faisant de la thérapie en font l’expérience, nos réactions et conditionnements négatifs peuvent être totalement apaisés.

Les traumatismes générationnels peuvent résulter en de nombreux problèmes psychologiques : dépression, phobie, difficultés relationnelles, mal-être, etc…

Traumatisme générationnel et épigénétique

Nous pensons souvent que les traumatismes sont stockés dans des circuits neurologiques dans notre cerveau. S’il est vrai que le cerveau est affecté, en réalité, les traumatismes impactent jusqu’à notre ADN. Comme le montre la vidéo ci-dessous, il est maintenant reconnu scientifiquement que les traumatismes forment une empreinte visible dans nos gènes, et transmissibles d’une génération à l’autre.

Le véritable mécanisme est un dommage épigénétique, c’est-à-dire que les gènes sont bloqués au niveau intra-cellulaire. Leur expression est impossible, et ce problème physique résulte en un symptôme psychologique.

L’impossibilité d’un gène à s’exprimer équivaut à l’incapacité d’une personne à réagir positivement et calmement à une situation donnée.

Par exemple, lorsqu’une personne se trouve dans une nouvelle situation, son corps réagit en produisant différentes molécules. Notamment, les cellules produisent des protéines qui permettent une fonction biologique d’agir. Par effet de cascade, cette capacité se répand dans notre organisme jusque notre capacité consciente de réaliser telle ou telle action.

Par exemple, jouer au football et parler devant un public sont deux situations différentes, et le corps a besoin de produire des protéines différentes. Pour certaines personnes, parler en public génère une sensation d’être mal à l’aise. Pour d’autres, c’est jouer au football qui les met mal à l’aise, elles se sentent incompétentes. Cela dépend de quels gènes sont affectés, et résulte en symptômes psychologique (trac par exemple).

Lorsqu’il y a un dégât dans le système génétique, une molécule appelé ARN messager se trouve bloqué dans les pores du noyau cellulaire. Le ARN messager contient l’information de la branche d’ADN qui doit s’exprimer. La cellule ne peut alors pas utiliser cette molécule pour créer une protéine. La petite « usine » qui est supposée lire le ARN messager, le ribosome, se trouve alors coincé sur le brin de ARN messager.

Lors d’un événement traumatique, le corps tente de réagir de la bonne manière en produisant la bonne protéine. Mais s’il y a un traumatisme générationnel qui correspond à cette situation, le gène ne peut pas s’exprimer. Un ribosome s’approche et se retrouve coincé.

Ce phénomène est à l’origine de ce qu’on appelle une pile de traumatismes. Des événements successifs appartiennent au même traumatisme, qui se répète. Chaque mémoire traumatique correspond à un ribosome bloqué.

Autrement dit, les traumatismes générationnels correspondent à un dégât dans le système génétique. Celui-ci, en entraînant un blocage des ARN messagers et des ribosomes, se traduit par un traumatisme biographique.

Ainsi, l’origine de nos traumatismes ne se trouve pas seulement dans la petite enfance ou dans la vie intra-utérine, mais bien dans ce que nos ancêtres nous ont transmis !

Ce mécanisme a plusieurs implications d’importance.

Pré-sensibilité à un traumatisme

Une personne normale a des milliers de traumatismes générationnels stockés dans son système génétique. Pour chaque gène qui se retrouve bloqué, il s’agit donc d’un potentiel que cette personne vive un traumatisme dans une situation qui demande la protéine correspondante.

Autrement dit, nous revivons les expériences traumatisantes de nos ancêtres.

Ceci a une implication majeure : les traumatismes générationnels provoquent une pré-sensibilité aux situations traumatiques.

Prenons un exemple : une femme est victime de viol et d’abus sexuel. Ceci se transmet dans ses gènes à ses enfants, petits-enfants. Disons que sa petite fille est soudainement attaquée par un homme qui veut la violer. Elle sera probablement incapable de réagir correctement et de se défendre. Au lieu de ça, le traumatisme générationnel est instantanément activé, et cette femme ressent une peur intense, la peur de mourir, et se retrouve paralysée. Elle est en état de stress post-traumatique instantanément.

Ceci est facilement reconnaissable dans le fait que certains troubles émotionnels soient présents dans une grande partie de la famille à laquelle on appartient. Des schémas relationnels peuvent se transmettre.

Exemple : « Catherine a la phobie des oiseaux, depuis toute petite. Il lui semble que ça a toujours été ainsi, il n’y a pas d’événement à l’origine de cette phobie. Cela fait partie d’elle. On découvre ensuite que sa sœur, sa mère, et sa grand-mère souffrent aussi de la même phobie inexpliquée. »

Exemple 2 : Sophie se plaint de déception amoureuse. Elle analyse qu’elle se met toujours en couple avec des hommes fuyants émotionnellement, elle a peur d’être abandonné, et cela s’est produit dans ses 4 dernières relations. En en parlant avec sa grand-mère, elle apprend que celle-ci a été abandonné par son père peu après sa naissance. Elle a ensuite retrouvé son père, qui l’a à nouveau abandonné. S’est alors formé une croyance inconsciente « l’homme que j’aime m’abandonne ».

Ainsi, l’origine de nombreux maux peuvent être retracée à une expérience des générations précédentes.`

Dommages cellulaire subcellulaires

La deuxième implication majeure, est que les traumatismes générationnels occupent une place particulière dans notre système biologique. Ils apparaissent souvent comme étant responsables de la structure même de notre cellule primaire. Un trauma générationnel provoque donc une défaillance dans notre structure cellulaire.

Il en résulte que notre psychisme est impacté à un niveau profond, structurel.

En pratique, les maladies subcellulaires sont causées par des traumatismes générationnels. Ceux-ci bloquent également les états de conscience extraordinaires.

Il en résulte que les maladies mentales majeures pour lesquelles on croyait qu’elles étaient causées par des problèmes génétiques combinés à des facteurs environnementaux, sont en fait probablement causée par des traumatismes générationnels (dommage épigénétique).

Guérir les traumatismes générationnels permet de rétablir la bonne utilisation du gène et son expression, donc la production de protéines qui sont défaillantes chez les personnes malades.

Notre modèle s’avère correct et extrêmement efficace pour des maladies jugées incurables comme la schizophrénie, l’autisme, le syndrome de personnalité multiples, les troubles de l’attention, le stress post-traumatique, etc…

Nous suspectons que l’application de ce modèle ait le potentiel de révolutionner la médecine et la psychologie.

Le domaine de la psycho-immunologie est également concerné. Notamment, il est possible de rendre une personne immunisée à des infections bactériennes, virales, fongiques, amébiques, etc… Par exemple, la maladie de Lyme, l’infection fongique responsable de la schizophrénie, etc…

Guérir les traumatismes générationnels

Notre méthode de thérapie Whole-Hearted Healing est efficace sur les traumatismes générationnels !

En pratique, leur guérison est relativement facile et rapide, durant en moyenne entre 2 minutes et 20 minutes. La difficulté consiste à découvrir ces traumatismes et y accéder. Cela est facile en cas de symptômes direct : émotion négative, traumatisme biographique.

Mais en cas de symptômes indirects (ex : voix schizophrénie), l’approche est totalement différente.

En thérapie, on procède alors au choix de traiter un traumatisme biographique directement, ou bien de travailler sur la cause épigénétique. Concrètement, lorsque les traumatismes générationnels sont guéris, le traumatisme biographique est très souvent automatiquement guéri également.