Les 4 types de traumatismes

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Les 4 types de traumatismes

Durant nos recherches sur l’origine de la souffrance et des traumatismes, nous avons découvert l’existence de 4 types majeurs de traumatismes différents. La psychothérapie traditionnelle reconnait bien le premier type, tandis que le second est reconnu seulement de certaines écoles de psychologie.

Il existe également d’autres types de traumatismes spéciaux, généralement subsidiaires des 4 premiers types.

Notre technique WHH est efficace sur les 4 types de traumatismes.

1) Traumatismes biographiques

Les traumatismes biographiques sont les traumatismes liés aux chocs émotionnels ou physiques qui arrivent dans notre propre vie. Ces moments précis sont généralement vécus comme « les grands moments négatifs » de notre vie.

En effet, notre mémoire a tendance à particulièrement garder et mettre de l’emphase sur ces moments difficiles, dans le but de se protéger. L’amygdale, une glande au centre du cerveau, associe mémoire et émotion. Les moments où nous avons vécu les émotions les plus fortes sont donc ceux dont on se remémore le plus facilement.

Dans le même temps, un mécanisme antagoniste tend à nous faire oublier ces moments de souffrance. On parle par exemple de refoulement, ou encore de dissociation (incluant parfois une amnésie).

Comment se forme un traumatisme biographique ?

Lorsque nous vivons une expérience particulièrement intense, le choc peut dépasser nos capacités à gérer la situation. Il se forme alors une effet de dissociation : notre conscience se détache de notre corps et se réfugie dans un espace minimal. Il en résulte que l’expérience n’est jamais totalement intégrée, et forme donc une empreinte émotionnelle.

Les traumatismes biographiques se reconnaissent a des caractéristiques précises : une émotion, une sensation physique, et une cognition bloquées. Il y a souvent une « phrase » qui représente le trauma et reste bloquée, acceptée comme une croyance sur soi, les autres, le monde, etc…
Le souvenir d’un traumatisme biographique est souvent remémoré comme une image dissociée : on voit le choc arriver à une version plus jeune de soi-même, comme une image ou un film projeté, à la troisième personne.

Les traumatismes biographiques sont la première source de souffrance émotionnelle et sont la forme la plus souvent rencontrée en thérapie.

On classe dans cette catégorie tous types de traumatismes, contenant tous types d’émotion. Sont inclus les traumatismes de l’enfance, comme l’abandon, la violence, la maltraitance. Egalement les traumatismes prénataux entrent généralement dans cette catégorie.

La plupart des techniques de résolution des traumatismes agissent avec succès sur les traumatismes biographiques.

2) Traumatismes générationnels

Les traumatismes vécus par nos ancêtres sont partagés par leur descendance, sous forme d’information épigénétique. Il en résulte cette forme importante de traumatismes dits générationnels (parfois transgénérationnels).

Cette forme de traumatisme est de plus en plus reconnue par la science, car facilement identifiable en tant que dommage épigénétique : un problème autour des gènes les empêche de s’exprimer et bloque un mécanisme métabolique. Ce type de problème est identifiable chez les personnes d’une même famille sous forme de marqueurs précis.

En psychologie, certaines formes de psychothérapie ciblent spécifiquement ces traumas. En particulier, les constellations familiales, la thérapie des lignées ancestrales, etc…

Quel rapport entre traumatismes biographiques et générationnels ?

Il se trouve que les premiers sont générés par les seconds. Plus précisément, les traumatismes biographiques sont causés par un choc émotionnel, perçu comme tel à cause d’une pré-disposition, ou fragilité épigénétique, qui rend impossible de gérer la situation.

Les traumatismes générationnels représentent toutes sortes d’émotion. Ils sont généralement perçus comme faisant intrinsèquement partie de la personne : « c’est comme ça que je suis ». Un trauma biographique est plutôt perçu comme quelque chose qui est arrivé à la personne, plutôt que quelque chose qui fait partie d’elle.

Les traumas générationnels sont d’une importance capitale, car à la source de nos difficultés personnelles.

Il en résulte un effet très intéressant :

Puisque les traumatismes biographiques sont causés par une pré-disposition générationnelle, que se passe-t-il si on guérit nos traumatismes générationnels d’abord ?

Il se trouve qu’il est tout à fait possible de ressentir ces traumatismes et donc de les cibler avec une technique de traitement des traumatismes. L’effet est exactement celui prévu : la guérison du traumatisme générationnel a pour effet de libérer et guérir le traumatisme biographique également.

Il est parfois plus facile de traiter les traumas générationnels que les traumas biographiques. Leur charge émotionnelle peut être aussi intense, mais notre rapport à ces événements semblent moins personnel. Cette approche est souvent plus facile et efficace.
Ceci étant, un traumatisme biographique peut être causé par plusieurs traumas générationnels.

Plusieurs formes de thérapie sont efficaces sur les traumas générationnels, en particulier les thérapies les ciblant spécifiquement, mais aussi la TAT ou encore l’EFT.

3) Traumatismes associationnels

Durant nos recherches, nous avons découvert un mécanisme étrange et déroutant. Il arrivait que, après la guérison d’un traumatisme, on voit le problème réapparaitre sous une forme légèrement différente. Il semble que le problème se soit reporté sur un autre traumatisme, aux effets similaires.

Un autre phénomène inquiétant était de s’apercevoir que la conscience corporelle (cerveau reptilien) avait tendance à agir de manière illogique, à s’auto-saboter, voire à « retenir » certains problèmes, parfois au prix de sa propre intégrité !

La source de ces problèmes et de nombreux autres est dû à un mécanisme extrêmement important : les associations dysfonctionnelles du cerveau-corps.

Lors de certains moments traumatiques, l’organisme a le sentiment d’être en grand danger. Il enregistre tout ce qui arrive dans ce moment, et se rend ensuite compte qu’il a survécu. Le corps associe donc le trauma qu’il a vécu au fait de survivre. Il crée un lien qui, bien qu’illogique, lui semble absolument vrai et nécessaire.

L’instinct premier de notre corps étant la survie, ces associations prennent le pas sur tout raisonnement logique.

Ces traumatismes associationnels fonctionnent d’une manière différente des autres. Au lieu de fonctionner de façon chronologique (un trauma en suit un autre), il se forme un réseau d’associations qui n’ont apparemment aucun rapport logique. Pire, ces associations continuent à se former pendant toute la vie, créant des situations compulsives, des addictions, etc…

Par exemple, le cerveau-corps peut associer les éléments suivants : survie – plaisir – chaleur parentale – odeur de cigarette. Ce type d’association peut amener une personne à fumer car cela lui rappelle inconsciemment le sentiment de sécurité associé à la chaleur parentale. Il en résulte aussi un sentiment de plaisir et l’impression inconsciente que la personne a besoin de cela pour survivre. La personne va donc continuer à fumer, en dépit des dangers pour sa santé.

Les traumas associationnels créent donc de nombreux problèmes en influençant notre comportement pour que l’on garde des choses négatives ou dangereuses.

Ces traumas peuvent exister indépendamment des autres formes de traumas, ou se combiner. C’est une des raisons majeures pour lesquelles certaines formes de thérapie apportent un mieux-être temporaire, avant que le problème ne revienne quelques jours après.

Les traumas associationnels sont aussi responsables des voix schizophréniques, des addictions aux substances toxiques, et de certains problèmes physiques.

A notre connaissance, aucune forme de thérapie ne reconnait cette forme particulière de trauma et ne sait le guérir précisément. Cependant, il est possible de les guérir en remontant au premier moment où l’association s’est formée. L’origine de la plupart est in utero.

Notre technique Body Association Technique est très efficace, simple, et rapide : une association dysfonctionnelle peut être éliminée en quelques minutes.

4) Les core traumas.

Il existe une forme extrêmement profonde d’empreinte négative que l’on appelle core traumas (traumatismes fondamentaux).

Ces traumatismes ont une particularité : ils n’ont pas de charge émotionnelle. On ne ressent donc pas d’émotion particulière lorsqu’un de ces traumas est actif. Ils semblent donc invisible si on se concentre sur les émotions.

Ces traumas forment généralement des croyances limitantes fondamentales sur soi-même, sur le monde et sur la vie. Leur contenu est généralement très intense et horrible : sentiment de n’avoir aucune valeur, de ne pas pouvoir exister, d’être isolé et séparé de tout, d’être fondamentalement brisé, etc…

Ils donnent souvent une vision du monde rigide et anxieuse. Ou des problèmes profonds d’estime de soi : « je suis une merde », « je n’ai pas de valeur », « je ne peux pas être aimé », etc…

Ces traumas très intenses sont formés extrêmement tôt dans le développement de l’organisme.

C’est pourquoi leur influence créent encore plus de perturbations au fur et à mesure du développement de la personne. En réalité, un seul core trauma peut générer plusieurs traumatismes associationnels, générationnels, et biographiques.

Guérir un core trauma a donc une influence très forte et positive sur la personne, libérant plusieurs traumatismes d’un seul coup.

Presque aucune forme de thérapie ne se concentre sur ces traumatismes fondamentaux. La thérapie provocatrice, est une des techniques qui « déterre » le plus souvent ce type de traumas.

Les traumatismes prénataux

Les traumatismes prénataux sont les traumatismes qui arrivent avant et pendant la naissance. L’organisme en développement est extrêmement sensible, et le stress vécu par la mère pendant la gestation, par exemple, est souvent source de stress pour l’embryon ou fœtus.

L’organisme a aussi de nombreux obstacles sur le chemin de son développement, notamment les dommages épigénétiques (traumatismes générationnels) qui l’empêchent de se développer de manière optimale.

C’est ainsi que sont bloqués les états de conscience extraordinaires. Certains moments-clé de développement (ex.: l’implantation du zygote sur la muqueuse de l’utérus) sont vécus avec un ou plusieurs traumatismes, et l’effet psycho-biologique est donc bloqué.

Les traumatismes prénataux peuvent donc être chacun des 4 types de traumatismes cités ci-dessus.

Les vies antérieures

Depuis les années 70, de nombreuses psychologues et chercheurs ont rencontré le phénomène des vies antérieures. Ce phénomène est devenu de plus en plus courant au fur et à mesure que des thérapies efficaces ont été développées pour y accéder et les traiter.

Les vies antérieures contiennent généralement un sentiment fort d’identité : on a le sentiment d’être bien soi-même tout en étant une autre personne ayant vécu dans une autre époque. Ces expériences sont très bien documentées. Elles ont également eu pour effet de provoquer une grande crédibilité à la croyance en la réincarnation.

Les traumatismes des vies antérieures ont toujours un rapport direct avec le problème que la personne vit dans le présent. Plus précisément, le traumatisme est le même dans la vie antérieure et la vie présente. Souvent, il apparait sous la forme d’un problème avec d’autres personnes (violence, trahison, abandon, etc…). On reconnait ces personnes comme étant l’incarnation passée d’une personne connue dans la vie présente.

Ces traumatismes se traitent de la même manière qu’un traumatisme biographique.

Guérir des traumatismes

La technique WHH que nous avons développé pour guérir les traumatismes s’est enrichie de nombreuses variations adaptées aux nombreuses formes de traumatismes rencontrés. Elle est efficace pour tous les traumatismes mentionnés.

Quelle stratégie adopter pour traiter un problème relevant de la psychothérapie ?

Notre approche est de diagnostiquer précisément quelle est l’origine du problème, et d’adapter le traitement en fonction.

Une stratégie première est aussi de commencer par vérifier s’il existe une association dysfonctionnelle, puis de traiter les traumatismes générationnels. Si besoin, aller directement au core trauma peut amener un changement fondamental et libérateur complet.